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“... un disque magnifique d'un éclectisme fascinant...” —François Desmeules, Voir
“Éclectique, éclatée, oui. Dispersée, hétéroclite, jamais...” —Sylvain Cormier, Le Devoir
En 1993, nous avons décidé de faire un marathon d'interprétation au Théâtre des Quatre Sous. J'étais bien préparée parce que j'avais chanté —ou j'avais rêvé de chanter— tellement de chansons dans tellement de styles différents que cet évènement était inévitable. Ce qui m'a aussi aidée est que je connaissais d'excellents musiciens, en particulier le très polyvalent Norman Lachapelle qui jouait tant de la basse que du piano. L'évènement s'est déroulé en cinq soirées:
1) La soirée classique fut divisée en un 1er set de musique ancienne, avec Sylvain Bergeron et Isabelle Marchand de la Nef (cela fut sans contredit une inspiration pour la création de Cantirum Canticorum en 2000), et en un 2e set de musique plus moderne avec le violoniste Helmut Lipsky et la pianiste Mariko Sato.
2) La 2e soirée fut une courte histoire du jazz, chantée avec un trio piano-basse-batterie dans le 1er set et avec l'incroyable Tim Jackson dans le 2e set. Nous avons fait une bonne partie du répertoire que nous avions développé au cours des années.
3) La 3e soirée fut tripartite: chanson, folklore et country. Je venais de trouver un intérêt pour la chanson française et Norman était l'accompagnateur par excellence pour ce style. Pour le country, il y avait des musiciens du groupe de mon frère Doug, les Back Roads, avec qui j'avais chanté auparavant. Et le folkore remontait au temps où je tourmentais mon petit frère et que je lui enseignais les harmonies, dans les années 60.
4) La 4e soirée fut l'apothéose. Une vingtaine de mes amis de cultures musicales différentes montèrent sur scène: musiciens de Bulgarie, Grèce, Afrique, Argentine, et des Premières Nations.
5) La dernière soirée me démontra que je ne suis pas trop une chanteuse de blues-rock, même si je peux dire que ce fut très agréable. Il y avait Jimmy James, le plus subtil des guitaristes de blues. J'ai aussi fait un “acid rock medley” qui me rappelait mon adolescence. Quand j'ai eu fini avec le blues en compagnie de Jim Zeller, j'ai perdu ma voix pour un mois! Une 6e soirée aurait été impossible!
Good News on the Crumbling Walls est le résultat de cet évènement fou. Il a fallu choisir parmi une centaine de chansons. Les gens me disaient que c'était insensé que de vouloir intégrer tant de styles sur un seul album! Mais voilà exactement ce que je voulais: une célébration de la Musique, de différentes époques et de différentes régions, avec plusieurs de mes amis musiciens. L'Art et la Musique sont, après tout, l'âme des humains, leurs espoirs, leurs déceptions et leurs passions.
Réalisation — Karen Young, Jean Lacasse
Arrangements — Karen Young, avec:
Sylvain Bergeron (9)
Gustavo Cabilli (4)
Jean-Sébastien Fournier (2)
Norman Lachapelle (1, 10)
Helmut Lipsky (14)
Sylvain Provost (1)
MUSICIENS et VOIX
Jean-Sébastien Fournier — synthétiseur, kalimba
Norman Lachapelle — basse électrique et basse acoustique
Sylvain Provost — guitare
Et plusieurs autres: Sylvain Bergeron, Camille Bélisle, Glenn Bowser, Gustavo Cabilli, Lana Carbonneau, Jean Comeau, Pierre Côté, Coral Egan, Mario Labrosse, Helmut Lipsky, Francine Martel, Michel Morin, Yvon Plouffe,
Mariko Sato, Gisèle Savaria, Guy Thouin, Doug Young
SON
Enregistré au Studio Divan Vert
Prise de son — Jean-Jacques Bourdeau, Joe Pétrella
Mixage — Jean-Jacques Bourdeau, Karen Young, Jean-Sébastien Fournier (pour 2)
POCHETTE
Graphisme — Sébastien Toupin
Photographie — Jean-François Gratton