Electro-Beatniks
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Achat en ligne:
www.electro-beatniks.com

Electro-Beatniks

“Dans la lignée d'une Joni Mitchell du 21e siècle, à mi-chemin entre jazz et spoken word, avec des échantillonnages et quelques discrètes touches d'électronica, Electro-Beatniks impose sans ostentation sa poésie aérienne et pourtant dense, ses climats envoûtants, propices à la dérive. Combien on parie que les beatniks d'antan auraient apprécié? Un pur délice.”

Stanley Péan, Voir

“Porté par la voix de Karen Young, Electro-Beatniks propose une ambiance profonde et prenante dès la première écoute. Avec ses rythmes différents, mais liés par un esprit commun, le disque s’écoute presque comme une berceuse : on se laisse aller à la mélodie méticuleusement travaillée par les deux artistes. Ajoutez à cela des textes personnels lourds de sens et vous obtenez un album d’une rare qualité.”

Charles Prémont, Lien Multimedia

“Engagé et engageant ! Cinq étoiles.”

Félix-Antoine Hamel, Annie Landreville, & Paul Serralheiro, La Scena Musicale

“L’album de la semaine, les copains. 33,3% smooth-jazz, 33,3% smooth-pop, 33,3% smooth-électro = 60 minutes d’ivresse paisible à savourer en continu. Et la voix de Miss Young… un trésor national encore trop bien caché.”

http://www.paperblog.fr/1896607/nouveautes-musicales-5-mai-2009


Présentation

Point de rencontre entre deux univers musicaux et entre deux générations d’artistes, Karen Young et Éric Auclair revisitent le duo basse/voix. Une heureuse convergence: l'incomparable voix de Karen Young et les remarquables ambiances sonores créées par Éric Auclair, véritable fusion de l'acoustique et de l'électronique. Un surprenant périple à travers la musique des mots et la poésie des sons, avec des textes empreints d'une absolue compassion envers la nature humaine.


  1. Labyrinth (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  2. Circle of seasons (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  3. To be or not to be (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  4. Mother's not well (Paroles: Norman Achneepineskum / Musique: Auclair & Young)
  5. Spring fever (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  6. Last laugh (Paroles: Wilfred Owen / Musique: Auclair & Young)
  7. Poppies (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  8. Children at play (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  9. A riddle (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  10. Promised land (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)
  11. Mystic sky (Paroles: Young / Musique: Auclair & Young)

Voix — Karen Young
Contrebasse, basse électrique, percussions & programmation Éric Auclair

Enregistré au Studio Karisma:
Prise de son — Guy Hébert, Dominic Despins, Éric Auclair
Mixage — Guy Hébert, Éric Auclair, Karen Young
Mastering — Guy Hébert

Pochette:
Design graphique et illustration — Sophie Lyonnais
Photographie — Mamoru Kobayakama


Karen Young et Éric Auclair: Electro-Beatniks
Félix-Antoine Hamel, Annie Landreville & Paul Serralheiro, La Scena Musicale

Impossible, à l’audition de ce disque, de ne pas penser au duo qui nous a fait connaître Karen Young aux côtés du contrebassiste Michel Donato dans les années 1980. Vingt ans séparent donc ces deux époques, vingt ans où celle-ci s’est libérée de son étiquette de « chanteuse de jazz » au profit d’une polyvalence audacieuse : que ce soit la chanson, le country, la musique ancienne et le jazz, qui n’est jamais bien loin, elle a multiplié les expériences tout en ayant beaucoup composé. Très organique, son périple musical avec un complice de longue date, le bassiste Éric Auclair, met en valeur cette voix si habitée. Young signe tous les textes du disque sauf un, l’exception étant Last Laugh, de la plume de Wilfred Owen (« poète de la Première Guerre mondiale », nous dit-on) et dont l’interprétation donnera quelques frissons. Ce morceau et le suivant, Poppies, forment un tout indissociable par leurs propos nettement antimilitaristes. Auclair, pour sa part, a enrobé ces 11 chansons de sonorités provenant de sa basse acoustique et électrique, mais aussi d’instruments de percussion et d’électronique. Engagé et engageant !


Electro-Beatniks
Stanley Péan, Voir

S'agissait-il pour Karen Young d'une manière de revisiter la formule voix/contrebasse qui nous l'avait tant fait aimer autrefois aux côtés de Michel Donato, mais en y ajoutant cette fois une saveur plus résolument actuelle? Ne présumons de rien, mais apprécions tout simplement ce nouveau projet, où elle côtoie l'excellent Éric Auclair. Dans la lignée d'une Joni Mitchell du 21e siècle, à mi-chemin entre jazz et spoken word, avec des échantillonnages et quelques discrètes touches d'électronica, Electro-Beatniks impose sans ostentation sa poésie aérienne et pourtant dense, ses climats envoûtants, propices à la dérive. Combien on parie que les beatniks d'antan auraient apprécié? Un pur délice.


Electro-Beatnik de Karen Young et Éric Auclair — Les Disques URSH
Charles Prémont, Lien Multimedia

Porté par la voix de Karen Young, Electro-Beatniks propose une ambiance profonde et prenante dès la première écoute. Avec ses rythmes différents, mais liés par un esprit commun, le disque s’écoute presque comme une berceuse : on se laisse aller à la mélodie méticuleusement travaillée par les deux artistes. Ajoutez à cela des textes personnels lourds de sens et vous obtenez un album d’une rare qualité.

C’est d’abord un disque pour mélomanes qu’Éric Auclair et Karen Young ont voulu offrir au public. En ce sens, Electro-Beatniks est fort bien assumé. On y retrouve peu de compositions accrocheuses, les artistes ayant préféré se tourner vers le sens. Difficile d’écouter cet album d’une oreille distraite. La mélodie vient vous chercher, rend rêveur et tout dévoué à l’écoute. Un fait d’armes dans le monde de la musique.

Les amateurs y trouveront leur compte, mais on peut aussi penser que les néophytes y verront un intérêt. La voix mélodieuse de Karen Young est porteuse et l’orchestration d’Éric Auclair, subtile mais présente, s’accorde bien à chaque mouvement des différentes pièces. On ne doit pas s’attendre à entendre le disque de Karen Young et d’Éric Auclair à tous les coins de rue, mais il s’agit certainement d’un album que les amateurs de voix et de basse devraient se procurer.


Electro-Beatniks
Éric Boulé, MU6.ca

Quelle bonne idée que ce projet. Les protagonistes proposent ici un tandem poético-sonore bien dosé et surtout surprenant. Une contrebasse sous les doigts alertes et aguerris d’Eric Auclair échange avec cette voix de cristal qui n’a plus besoin de présentation qu’est celle de Karen Young. Le tout soutenu et enveloppé de brillante manière par des séquences rythmiques et des échantillons (lesquels sont par moment concoctés à même la contrebasse). On est tantôt dans une sorte de slam, tantôt dans un récitatif prosaïque très sixties, ou bien dans une ballade contemporaine ou viennent s’harmoniser tous les éléments en présence avec sobriété et efficacité. Mother’s not well, Last Laugh et Poppies sont les titres qui m’ont séduit. C’est sans artifice, “posé” et surtout exécuté avec passion. La production est excellente. C’est le genre de proposition qui réunit la basse, les rythmes et la voix de bien belle façon; laquelle permet à l’oreille d’être charmée par cette symbiose à la fois sensuelle et joyeuse.


Karen Young, Éric Auclair — Electro-beatniks
Jazz Frisson

J'assistais hier à Montréal au lancement du nouvel album Electro-Beatniks du duo Karen Young-Éric Auclair. Je vous ai déjà causé de la chanteuse québécoise Karen Young dans ce billet. Éric Auclair est un jeune contrebassiste québécois possédant une formation de percussionniste classique. Il a joué avec Michel Cusson, Yannick Rieu et Pierre Lapointe. Il travaille sur l'intégration de l'électronique et de la musique acoustique.

Un monde meilleur
En consultant la discographie de Karen Young, force est de constater la grande polyvalence de cette grande dame du jazz. On ne peut certes lui reprocher de creuser le même sillon. Ce nouvel album la voit se réinventer. Elle fusionne sa voix toujours aussi sublime aux rythmes d'Éric Auclair, qui construit ses chansons par couches successives d'échantillons superposées à ses idées initiales lancées soit à la contrebasse, soit à la basse électrique. J'ai été frappé par la fraicheur de la voix de Karen Young, étincelante et cristalline. Sur Electro-Beatniks, Karen met en scène sa voix au service de ses compositions, pour nous proposer un monde meilleur sur cette planète.

Le duo voix-contrebasse réinventé
La rencontre des générations crée une envolée poétique tout à fait inattendue. Sur scène, la connivence est palpable entre ces deux créateurs. J'ai retrouvé tout le plaisir de voir et d'entendre Karen Young, telle que je l'ai connue en duo avec Michel Donato. La formule voix-contrebasse lui sied à ravir, même dans sa forme la plus éclatée. Et puisqu'il y est sujet de Beatniks, le spoken word prend ici un rythme et un souffle insoupçonné. La matière musicale composée par Éric Auclair est illuminée par le phrasé et la maturité vocale de Karen Young. Éric Auclair est un créateur d'atmosphère. Capable d'échafauder un univers musical touffu à partir de quelques nappes sonores qui s'empilent, nous enroulent et nous transportent, il crée à son tour l'étincelle qui fait briller le sens rythmique de Karen Young. Il ne nous reste plus qu'à nous laisser guider vers ces nouvelles découvertes…


Le meilleur des deux mondes
Patrick Gauthier, Rue Frontenac

Electro-Beatniks. Rarement le titre d'un album en a-t-il aussi bien annoncé la couleur. Électro comme dans musique électronique, volet soutenu par le contrebassiste Éric Auclair. Beatniks comme dans Beat Generation, comme dans poésie engagée, comme dans ce protest jazz que Karen Young porte du plus fort de sa superbe voix depuis presque trente ans.

Les deux ont déjà travaillé ensemble par le passé mais Electro-Beatniks est leur premier album. Un disque qui offre le meilleur de deux mondes : la voix et les mots de Karen Young, une de nos plus grandes chanteuses. Une voix ancrée dans la tradition, des mots qui se veulent l'écho de dénonciations intemporelles: l'absurdité de la guerre (l'audacieuse Poppies, meilleure pièce du disque) et, de façon générale, le sort que notre société dite évoluée réserve aux plus vulnérables de ses membres, nommément les mères et les enfants.

L'autre monde que le duo explore ici est beaucoup plus actuel : c'est celui du jazz électro-acoustique. Éric Auclair, seul musicien à bord, tire des sonorités inédites de sa basse et de sa contrebasse, qu'il triture à sa guise, les transformant en éléments ici percussifs, là mélodiques. Le tout est souvent d'une grande richesse; Labyrinth rappelle les meilleures plages de Peter Gabriel, c'est vous dire.

Personnellement, j'aurais aimé plus de pièces dominées par la programmation. Plus de folie sur le plan des arrangements. Surtout que l'album se termine par quatre pièces plutôt tranquilles. Mais je me plains les oreilles pleines: ces Electro-Beatniks sont plus que satisfaisants.


Poésie beat + culture numérique = électro-beatniks
Alain Brunet, La Presse

Le sentier s'est transformé en voie principale. La chanteuse Karen Young et le bassiste Éric Auclair, tous deux compositeurs et improvisateurs de renom, ont uni leurs cultures musicales et leur bagage générationnel respectif au service de chansons vibrantes et engagées. D'un projet parallèle initié en 2005, Electro-beatniks est devenu une priorité en 2009. En témoigne ce premier opus, dont la sortie est prévue mardi.

Karen Young est une créatrice insatiable: une fois de plus, elle investit un nouvel univers. Après avoir fréquenté le jazz moderne, après avoir adapté les musiques du monde et la chanson d'auteur à son répertoire des plus singuliers, après avoir mené cette actualisation de l'ars nova, superbe voyage aux origines de la polyphonie, la voilà plongée dans l'environnement numérique.

Est-il besoin d'ajouter que les nouvelles technologies y sont plus qu'un complément à la voix humaine et à ces “vieilles” machines que sont basse et contrebasse. De concert avec le bassiste Éric Auclair, donc, la chanteuse anglo-québécoise a entrepris de se concentrer sur le présent. Et le saisir à bras-le-corps.

“J'ai proposé cette collaboration à Karen alors que je remplaçais Norman Lachapelle, à l'époque de son album La couleur du vent, raconte le complice de la chanteuse. Déjà, dans le cadre de ses concerts, nous présentions des duos qui fonctionnaient vraiment bien. Or, dès l'âge de 12 ans, j'avais été un fan du duo Karen Young/Michel Donato! Il m'est venu l'idée de lui proposer ce duo. On a commencé tranquillement, on a fait des soirées-bénéfices, puisque que Karen est engagée dans différentes causes humanitaires.”

Nouveau répertoire
La chanteuse n'allait donc pas à la rencontre d'un bassiste exclusivement versé dans la chose jazzistique. Issu de la génération qui suit la sienne, Éric Auclair manifeste une sensibilité pour une autre culture musicale, qui inclut d'emblée la musique électronique.

“J'étais ouverte à l'électro, mais je n'y connaissais rien. Je me suis dit O.K., ce pourrait être intéressant pour un nouveau répertoire, car il y a beaucoup de choses que je voulais exprimer sur ce que je vivais au présent. C'était en 2005, soit au milieu de l'ère Bush. Et je ne voulais pas m'échapper dans le Moyen Âge comme je le faisais avec mon projet précédent (Âme, corps et désir); je préférais parler d'aujourd'hui dans ce nouveau contexte.”

“J'ai d'abord pensé choisir des poèmes déjà existants, comme celui de Wilfred Owen sur un soldat de la Première Guerre mondiale. Or, Éric m'a suggéré de chanter mes propres textes, ce que je n'avais pas fait depuis l'album Nice Work If You Can Get It, en 1997.”

Dans un premier temps, Karen Young a débusqué des rimes qu'elle avait rédigées au cours des années 80, après quoi, elle a commencé à écrire sur les nouvelles propositions sonores de son collègue.

“Je voulais surtout mettre de l'avant la femme que je connais; c'est pourquoi j'ai insisté afin qu'elle exprime dans ses mots ce qu'elle vit en tant que personne, plutôt que de miser exclusivement sur sa virtuosité vocale. Je voulais mettre en relief sa fragilité, sa tendresse, tout l'amour qu'elle peut offrir, son engagement citoyen. Évidemment, cela n'excluait pas sa virtuosité. Karen Young reste Karen Young.”

Ainsi, le duo s'est progressivement construit durant différentes séances d'improvisation. “Éric me proposait des environnements sur lesquels j'improvisais des mélodies en récitant mes textes. Un peu à la manière des poètes beat, ces chansons ont pris forme”, raconte la chanteuse, qui insiste sur le caractère organique de la démarche.

Mystic Sky, Circle of Seasons, Children At Play, Promised Land, A Riddle... Ces titres évocateurs illustrent bien la rencontre de la contre-culture hippie, dont Karen Young est issue, et de la culture numérique, propre à la génération d'Éric Auclair - ce qui n'exclut en rien les valeurs progressistes dont se réclame son aînée.

“Il y a moins de sons synthétiques qu'il n'y paraît à la première écoute de cet album, tient à préciser le musicien. En fait, la plupart des sons échantillonnés proviennent de la basse ou de la contrebasse. Sur scène, la majorité de ces sons sont produits et traités en temps réel, j'en superpose les boucles pour ainsi créer un effet orchestral.”

Ce qu'il s'en passe des choses dans ces têtes d'électro-beatniks!


Jouer à deux
Denys Lelièvre, Voir

Karen Young et Éric Auclair n'ont pas peur d'explorer de nouvelles possibilités musicales. Rencontre avec deux créateurs qui forment un duo étonnant.

Après s'être fait connaître comme contrebassiste en jouant avec Michel Cusson, Yannick Rieu et Karen Young, Éric Auclair s'est exprimé dans différents domaines de la musique sur la scène québécoise: musique du monde (Nathalie Cora, Intakto), chanson (1er disque de Pierre Lapointe, house band de Petite-Vallée), réalisation de disque (le second Haiku de Michel Dubeau).

Percussionniste classique de formation, c'est au coeur du trio de Thurin Von Pranke qu'il développe son jeu de contrebasse: "La percussion classique exige une grande rigueur. J'ai essayé de transposer cette rigueur à la contrebasse. Les marimbas exigent une grande recherche de musicalité." Le musicien s'intéresse maintenant de plus en plus à la création, en particulier à l'intégration de l'électronique et de la musique acoustique.

Karen Young nous parle du projet qu'il lui a proposé: "Il fallait que ce soit différent de ce que j'avais fait avec Michel Donato. J'ai d'abord hésité, puis j'ai décidé d'aller dans l'univers d'Éric. J'adore improviser sur un seul accord. Avec les machines, Éric enregistre des sons en boucles. Je peux improviser par-dessus ces sons".

La recherche d'Éric Auclair n'est pas sans rappeler la musique des Norvégiens Bugge Wesseltoft et Sidsel Endresen, "cette idée d'improviser sur les timbres, de mettre l'accent sur le déroulement, sur l'interaction". Il décrit ainsi son travail: "Ma musique est très modale. Elle repose moins sur les accords que sur les couleurs. Avec l'ordinateur, j'enregistre des sons en temps réel. Et, très souvent, je me sers de la basse comme d'un instrument percussif. J'explore les possibilités de la technologie, comment des sons qui ne sont pas organiques peuvent traduire une certaine poésie. Le travail d'intégration consiste à trouver le potentiel sonore sans que ça limite l'interprétation".

De Karen Young, il souligne la "liberté artistique sans bornes", le don qu'elle a de "s'investir" dans une nouvelle aventure.