Le chœur Karen Young présente

Strange Tales from the Isles

Montréal le 27 avril 2016 – Toujours en amour avec la polyphonie vocale, la chanteuse et compositrice Karen Young poursuit sur sa lancée, et après la présentation en concert et le lancement d’un album sur étiquette URSH de sa messe Missa Campanula en 2015, elle nous revient avec Strange Tales from the Isles, un cycle d’arrangements d’anciennes chansons folkloriques des îles britanniques composés pour huit voix, harpe et contrebasse. Le spectacle sera présenté en première le 27 mai à la Cathédrale Holy Trinity de Québec et le 2 juin à Montréal au Théâtre Outremont.

Karen Young a réuni autour d’elle, la soprano Coral Egan, les altos Josée Lalonde et Linda Morrison, les ténors Phil Dutton et Jonathan Davis, les basses Normand Richard et David Cronkite, la harpiste Éveline Grégoire-Rousseau et le contrebassiste Pierre Cartier. Tour à tour, les chanteurs se retrouvent solistes et racontent des intrigantes histoires d’amour, de jalousie, de deuil et de magie, tirées des traditions écossaises, irlandaises, galloises et anglaises et chantées pour la plupart en anglais. Moins solennels que Missa Campanula, ces arrangements de chansons profanes d’une autre époque exigent des chanteurs des interprétations colorées, dramatiques, voire humoristiques.

Vous pouvez visionner un extrait de la chanson Lie Near Me du poète écossais Robert Burns.

Strange Tales from the Isles, dont la composition s’est échelonnée sur une période de 7 ans, constitue un second cycle musical à naître d’une bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec obtenue en 2009 par Karen Young. La création de cette œuvre est rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal. Le concert de Québec est produit en association avec l’International des musiques sacrées de Québec, l’Ensemble Anonymus, Diffusion Jazz à Québec et les Foyers Don- Bar.

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Mes Stranges Tales

Il y a une dizaine d’années, j’ai découvert des albums de musique traditionnelle écossaise et anglaise de June Tabor et Martin Carthy. Ils m’ont intriguée, ils me ramenaient aux histoires qu’on m’avait raconté quand j’étais enfant à propos de lointains ancêtres, des Vikings danois qui ont conquis avec les Normands les îles britanniques en 1066, des gypsies irlandais, des «barons voleurs» établis aux confins de l’Angleterre et de l’Écosse. J’écoutais June Tabor, j’essayais d’entrevoir l’époque et ses gens… Et j’ai plongé!

J’ai fait le choix des chansons qui racontaient les histoires les plus fascinantes -l’ancienne tradition orale est l’équivalente pour cette époque ancienne de nos romans et séries télévisées. Leurs textes révèlent par le drame les contradictions politiques et philosophiques qui pesaient sur les gens. J’étais si attirée par le tragique des chansons écossaises…

Après avoir participé à une émission de radio sur la journée de la St-Patrick à la CBC, un déclic s’est fait, je voulais faire le tour des quatre traditions britanniques. Le musicien David Gossage m’a fait des suggestions pour les premières chansons irlandaises. Je me suis lancé à la recherche d’une chanson galloise, et c’est récemment que mon choix s’est posé sur une très vieille chanson d’inspiration païenne qui m’a beaucoup inspiré.

Ce cycle d’arrangements est conçu pour le chœur, avec des solistes comme «conteurs» – tour à tour, les solistes racontent une histoire. Le chœur est souvent divisi, nécessitant huit voix. Cette fois-ci, j’ai voulu que le chœur soit accompagné d’une harpe et d’une contrebasse. J’adore la harpe, je veux sauver cet instrument de la musique angélique typique dans laquelle il est souvent prisonnier. Elle est parfaite pour la musique celtique. J’ai choisi la harpe orchestrale en raison de la nature chromatique des arrangements.

En complément des huit chansons qui forment les Strange Tales, vous entendrez deux autres de mes arrangements, Kronkronhinko et Amour me fait désirer. Nous chanterons aussi deux arrangements de Linda Morrison, spécialistes des chansons gaéliques, qui nous rapprocherons davantage de la tradition.

J’ai interrompu la composition des Stranges Tales quelques années pour laisser toute mon inspiration à Missa Campanula. Mais j’avais toujours à cœur ces chansons, et c’est maintenant à leur tour de prendre vie. La création de cette œuvre est rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal. Diffusion Jazz à Québec produit le concert de Québec, grâce à un soutien financier des Foyers Don-Bar.

Merci à vous tous d’être là, de m’appuyer et de suivre ma carrière!

Karen Young

Strange tales poster de Susan